Lorsqu’on parle de nouvelles prestations à proposer à ses clients, on pense souvent à la communication ou encore aux automatisations. Pourtant, certaines missions sont beaucoup moins connues alors même qu’elles répondent à une véritable obligation légale : c’est notamment le cas du médiateur de la consommation.
De nombreux entrepreneurs ignorent encore qu’ils sont concernés. D’autres savent qu’ils doivent désigner un médiateur, mais ne savent pas quelles démarches effectuer ni où afficher les informations obligatoires.
Et c’est justement là qu’une Assistante Virtuelle peut apporter une réelle valeur ajoutée.
Au-delà de la simple exécution de tâches administratives, tu peux accompagner tes clients dans leur mise en conformité, leur éviter des oublis et leur faire gagner un temps précieux.
Voyons ensemble quels clients sont concernés, quelles missions tu peux leur proposer et comment transformer cette obligation réglementaire en véritable prestation.
Quels clients sont concernés par le médiateur de la consommation ?
Avant de proposer cette mission, encore faut-il savoir quels clients peuvent en avoir besoin. La règle est finalement assez simple.
Lorsqu’un professionnel vend un produit ou une prestation de services à un consommateur particulier (B2C), il doit permettre à ce dernier de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation en cas de litige.
Autrement dit, si ton client travaille uniquement avec d’autres entreprises (B2B), cette obligation ne le concerne généralement pas.
En revanche, de nombreuses activités sont concernées dès lors qu’elles vendent leurs services ou leurs produits à des particuliers.
Par exemple, si tu accompagnes :
- un coach professionnel, un thérapeute ou un psychologue ;
- une esthéticienne, une prothésiste ongulaire, un professeur de yoga ou un coiffeur ;
- un artisan (plombier, électricien, jardinier…), un commerçant ou un e-commerçant ;
- ou encore une profession libérale qui reçoit des particuliers,
… ton client est directement concerné par cette obligation.
Beaucoup d’entrepreneurs créent leur activité, rédigent leurs devis, leurs CGV ou mettent leur site internet en ligne… sans jamais avoir entendu parler du médiateur de la consommation.
D’autres connaissent cette obligation, mais la repoussent parce qu’ils pensent qu’elle est compliquée à mettre en place ou qu’elle peut attendre.
Résultat : ils passent souvent à côté d’une formalité pourtant obligatoire.
En tant qu’Assistante Virtuelle, tu peux justement leur éviter cet oubli.
Ils ne te demanderont probablement jamais spontanément cette prestation. En revanche, ils apprécieront qu’une professionnelle leur signale cette obligation et les accompagne dans leur mise en conformité.
Tu passes alors d’une personne qui réalise des tâches administratives à une véritable partenaire qui sécurise leur activité.
Comment accompagner tes clients dans leur mise en conformité ?
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette mission ne consiste pas simplement à ajouter le nom d’un médiateur sur un site internet.
Elle comprend plusieurs étapes qui peuvent facilement être prises en charge par une Assistante Virtuelle.
Étape 1 – Choisir un médiateur de la consommation
La première étape consiste à vérifier si ton client dispose déjà d’un médiateur. Si ce n’est pas le cas, il devra adhérer à un dispositif de médiation.
Il existe plusieurs organismes référencés selon les secteurs d’activité. Une liste officielle est mise à disposition par l’État et permet d’identifier les médiateurs agréés.
👉 Découvrir la liste officielle des médiateurs de la consommation.
En tant qu’Assistante Virtuelle, tu peux :
- Préparer cette recherche
- Comparer les différentes solutions
- Et présenter à ton client les organismes correspondant à son activité.
La décision finale lui appartient, mais tu lui fais gagner un temps considérable.
Dans la majorité des cas, le tarif pour l’adhésion à un médiateur de la consommation varie selon le médiateur choisi, le secteur d’activité et parfois le chiffre d’affaires de l’entreprise, mais ils débutent souvent autour de 30 à 50 € par an pour de très petites structures.
Étape 2 – Identifier tous les supports à mettre en conformité
Une fois le médiateur choisi, il ne suffit pas de conserver l’attestation d’adhésion : les informations doivent être communiquées aux consommateurs.
L’objectif de cette étape est donc d’identifier tous les supports sur lesquels les mentions relatives au médiateur de la consommation devront être ajoutées ou mises à jour.
Selon l’activité de ton client, cela peut notamment concerner :
- les Conditions Générales de Vente (CGV) ;
- le site internet ;
- les mentions légales (lorsque cela est pertinent) ;
- les contrats remis aux clients ;
- certains devis ou autres documents commerciaux.
Chaque entreprise fonctionne différemment. C’est pourquoi nous te conseillons de créer une checklist personnalisée, puis de la faire valider par ton client afin de t’assurer qu’aucun document n’a été oublié.
Étape 3 – Ajouter les mentions obligatoires
Une fois tous les supports identifiés, il ne reste plus qu’à y intégrer les informations obligatoires.
En règle générale, il faudra notamment faire apparaître :
- le nom du médiateur de la consommation choisi ;
- ses coordonnées (adresse postale et/ou adresse électronique) ;
- son site internet, afin que le consommateur puisse facilement le saisir en cas de litige ;
- ainsi que, lorsque le médiateur en fournit une, la clause de médiation à intégrer dans les documents contractuels.
La plupart des organismes de médiation mettent à disposition une clause prête à l’emploi que l’entreprise peut insérer directement dans ses documents contractuels.
Cette clause reprend généralement :
- le fondement légal (article L. 612-1 du Code de la consommation) ;
- les coordonnées complètes du médiateur ;
- les différents moyens permettant au consommateur de le saisir (courrier, e-mail ou formulaire en ligne) ;
- ainsi que les principales conditions de recours à la médiation.
L’objectif n’est donc pas simplement « d’ajouter une ligne » dans les CGV, mais de vérifier que l’ensemble des documents du client respecte bien son obligation d’information.
Encore une fois, c’est une mission qui valorise pleinement le rôle de l’Assistante Virtuelle comme partenaire administrative de confiance.
Comment vendre cette mission à tes clients ?
Présenter cette mission comme une mise en conformité
L’erreur serait de présenter cette prestation comme une simple formalité administrative : en réalité, tu aides ton client à sécuriser son entreprise.
C’est précisément cette valeur qu’il faut mettre en avant.
Explique-lui que tu effectues une vérification complète de sa conformité concernant le médiateur de la consommation. Tu peux lui proposer un audit rapide de ses documents existants, identifier les éléments manquants puis mettre à jour l’ensemble de ses supports.
Cette approche est beaucoup plus valorisante qu’une simple modification de CGV.
Expliquer les risques & sanctions encourus
L’objectif n’est évidemment pas de faire peur à ton client, mais de lui permettre de prendre une décision en toute connaissance de cause.
Le non-respect de cette obligation est sanctionné par le Code de la consommation. En cas de contrôle, les sanctions peuvent atteindre :
- 3 000 € d’amende pour une personne physique (entrepreneur individuel, micro-entrepreneur, profession libérale…) ;
- 15 000 € d’amende pour une personne morale (SARL, SAS, SASU, EURL…).
Et contrairement à ce que beaucoup pensent, cette obligation n’est pas simplement « sur le papier ».
Le recours à la médiation de la consommation est en constante augmentation. Selon le ministère de l’Économie, près de 210 000 saisines ont été traitées en 2024, soit une hausse de 25 % depuis 2022 et de 113 % depuis 2017. (Source : economie.gouv.fr)
Ces chiffres montrent que les consommateurs connaissent de mieux en mieux leurs droits et que les demandes de médiation sont de plus en plus fréquentes.
N’hésite pas à partager ces données à ton client. Elles permettent souvent de lui faire prendre conscience que cette obligation est bien réelle et qu’il est préférable de s’y conformer avant qu’un litige ou un contrôle ne survienne.
Transformer cette mission ponctuelle en accompagnement régulier
Enfin, cette mission peut être l’occasion d’ouvrir la discussion sur d’autres obligations réglementaires.
Très souvent, lorsqu’une entreprise n’est pas à jour concernant le médiateur de la consommation, d’autres éléments méritent également d’être vérifiés : mentions obligatoires sur le site internet, amélioration des CGV, politique de confidentialité, formulaires, documents contractuels…
Cette première prestation peut donc naturellement déboucher sur un accompagnement administratif plus global. C’est aussi une excellente manière de démontrer ta valeur.
Tu ne viens plus uniquement exécuter des tâches. Tu identifies des besoins, tu proposes des solutions et tu accompagnes ton client dans la durée. C’est exactement ce qui fidélise une clientèle.
Conclusion : pourquoi proposer cette mission en tant qu’Assistante Virtuelle ?
Le médiateur de la consommation est un excellent exemple de mission à forte valeur ajoutée pour une Assistante Virtuelle.
Peu d’entrepreneurs connaissent réellement cette obligation, alors qu’elle concerne pourtant un grand nombre d’activités travaillant avec des particuliers.
En développant ce type de compétences, tu ne te contentes plus d’assurer le suivi administratif de tes clients : tu participes directement à la sécurisation de leur entreprise, tu renforces leur confiance et tu développes des prestations plus stratégiques.
C’est d’ailleurs cette vision que nous défendons chez L’Forme.
Une Assistante Virtuelle n’est pas seulement là pour réaliser des tâches administratives.
Elle accompagne ses clients, anticipe leurs besoins et devient un véritable partenaire de leur développement. Et ce sont précisément ces compétences qui permettent de construire une activité durable, rentable et différenciante.
👤 Hafida de chez L’Forme – Experte en gestion d’entreprise, comptabilité & fiscalité.